Une affaire du catalogue
Été 1962. Le camping « Le Mimosa » rouvre ses portes un an après un incendie suspect qui a dévoré une partie de la pinède. La chaleur écrase le Roussillon, mêlant l'odeur entêtante des pins à une sourde anxiété. Les vacanciers aspirent au repos, mais les secrets couvent encore sous la cendre, prêts à s'embraser de nouveau.
Ouvrir ce dossierHenri Fontanille — Ancien adjudant de l'armée coloniale, la soixantaine rigide. Campeur fidèle du Mimosa depuis dix ans, il en connaît chaque allée et chaque faille. Autoritaire, procédurier et méprisant, il menaçait depuis des semaines de révéler des informations compromettantes sur l'incendie de l'an passé.
Propriétaire veuve du camping — Connaissait Henri Fontanille depuis des années. Leurs relations étaient devenues exécrables depuis qu'il menaçait d'intenter un procès pour négligence au camping.
Neveu de la propriétaire, directeur du camping — En conflit ouvert avec Henri Fontanille, qui l'accusait d'incompétence et le menaçait de révéler des « choses » sur la gestion du camping.
Campeur régulier, ancien camarade de régiment de la victime — Ancien subordonné d'Henri Fontanille, il était devenu son souffre-douleur. Il lui devait une somme d'argent importante et subissait ses humiliations constantes.
Jeune artiste en villégiature — Voisine d'emplacement des Fontanille. Henri la méprisait ouvertement pour son mode de vie « bohème » et avait détruit une de ses toiles.
Épouse effacée de la victime — Femme d'Henri Fontanille depuis trente ans, elle vivait sous sa coupe, brisée par des années de tyrannie domestique.
Garde forestier taciturne — Surveillait la pinède. Avait eu plusieurs altercations avec Henri Fontanille qui l'accusait de ne pas avoir empêché l'incendie de l'année précédente.
Le coupable, les alibis et la logique des indices sont verrouillés avant votre premier chapitre. Le narrateur ne connaît pas la solution : il ne peut ni la divulguer, ni la réécrire quand vous approchez de la vérité.